La cataracte n’est pas une maladie au sens infectieux du terme, mais une dégénérescence physiologique inéluctable du cristallin. Pour les patients, comprendre les mécanismes biologiques de cette affection est essentiel pour aborder la chirurgie avec sérénité. Au centre Ophtalmologie Foch Bordeaux, nous privilégions une approche pédagogique : savoir "quand" opérer nécessite de comprendre "pourquoi" l'œil change.
Le cristallin est une lentille biconvexe située à l'intérieur de l'œil, juste derrière l'iris. Son rôle est double : focaliser la lumière sur la rétine et permettre l'accommodation (la mise au point). À l'état naturel, il est composé d'eau et de protéines organisées de manière très précise pour garantir une transparence parfaite.
Avec l'âge, ou sous l'influence de facteurs oxydatifs (UV, tabac, diabète), ces protéines s'agglutinent. Ce processus, appelé dénaturation protéique, crée des zones d'opacité. Le cristallin perd non seulement sa transparence, mais il s'indure (sclérose) et change de courbure. C'est ce basculement biochimique qui génère les symptômes cliniques que nous observons en consultation.
Le premier signe est souvent une baisse de la vision de loin. Scientifiquement, cela s'explique par la diffusion de la lumière. Au lieu de traverser le cristallin de manière rectiligne, les rayons lumineux rencontrent les agrégats de protéines et se dispersent. C'est l'effet Tyndall : la lumière est diffusée dans toutes les directions, créant ce "voile" caractéristique qui ne peut être corrigé par de nouveaux verres de lunettes.
Certains patients rapportent un phénomène étonnant : ils parviennent à nouveau à lire sans lunettes alors qu'ils étaient presbytes. Ce n'est pas une guérison, mais une "myopisation". En se densifiant (cataracte nucléaire), l'indice de réfraction du cristallin augmente. L'œil devient plus puissant, comme s'il portait une loupe interne. Cependant, cette vision de près retrouvée se fait au détriment de la vision de loin, qui devient extrêmement floue.
L'éblouissement (ou photophobie) est lié à la diffraction de la lumière sur les opacités cristalliniennes. La nuit, les pupilles se dilatent pour laisser entrer plus de lumière. Les rayons frappent alors les zones périphériques opacifiées du cristallin, provoquant des halos circulaires autour des sources lumineuses (phares, lampadaires). C'est un signe clinique majeur d'une cataracte sous-capsulaire postérieure.
Le cristallin âgé agit comme un filtre coloré, absorbant progressivement les longueurs d'onde courtes (le bleu et le violet). Le monde devient "jauni" ou "sépia". Comme ce changement est très lent, le cerveau s'adapte par un processus de balance des blancs automatique. Ce n'est qu'après l'opération, lorsqu'un implant intraoculaire transparent est posé, que le patient réalise à quel point sa perception des couleurs était altérée.
Même si l'acuité visuelle chiffrée (10/10) reste correcte dans des conditions d'éclairage optimales, la cataracte réduit la capacité à distinguer un objet sur un fond de couleur similaire (par exemple, un trottoir gris par temps de pluie). Cette perte de contraste est souvent plus handicapante au quotidien que la perte de netteté pure.
Lors de votre consultation, nos chirurgiens utilisent des outils de haute précision pour quantifier l'impact de la cataracte : La lampe à fente (biomicroscopie) : Pour localiser précisément l'opacité (nucléaire, corticale ou sous-capsulaire). L'examen du fond d'œil : Pour s'assurer que la baisse de vision n'est pas liée à une autre pathologie comme la DMLA. La biométrie optique (IOL Master) : Une étape cruciale pour calculer la puissance de l'implant qui remplacera votre cristallin et corriger, par la même occasion, votre myopie, hypermétropie ou astigmatisme.
La question "quand" est aujourd'hui centrée sur le patient. Il n'est plus recommandé d'attendre que la cataracte soit "mûre" (totale). D'un point de vue chirurgical : Un cristallin trop ancien devient très dur (cataracte brune). Son extraction nécessite alors plus d'énergie par ultrasons (phacoémulsification), ce qui peut fragiliser la cornée et ralentir la récupération post-opératoire. D'un point de vue fonctionnel : Le bon moment est celui où votre autonomie est compromise.
| Cookie | Durée | Description |
|---|---|---|
| cookielawinfo-checkbox-analytics | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics". |
| cookielawinfo-checkbox-functional | 11 months | The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional". |
| cookielawinfo-checkbox-necessary | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary". |
| cookielawinfo-checkbox-others | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other. |
| cookielawinfo-checkbox-performance | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance". |
| viewed_cookie_policy | 11 months | The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data. |